Conte

Le mot conte désigne à la fois un récit de faits ou d’aventures imaginaires et le genre littéraire (avant tout oral) qui englobe ces dits-récits. Le conte, en tant qu’histoire, peut être court ou long.

Conçu pour distraire comme pour édifier, il porte en lui une force émotionnelle ou philosophique puissante. Depuis la Renaissance, les contes font l’objet de réécritures, donnant naissance au fil des siècles à un genre écrit à part entière.

Cependant, il est distinct du roman, de la nouvelle et du récit d’aventures par son rejet de la vraisemblance.

Il y a donc deux pratiques du genre littéraire du conte : orale et écrite. Ces deux pratiques se différenciant par leur fonctionnement (modes de création, de diffusion…) comme par leur contenu, il convient de les distinguer.

Le conte est un objet littéraire difficile à définir de par son caractère hybride et polymorphe. Le genre littéraire comme les histoires elles-mêmes font l’objet d’études convoquant des savoirs connexes, à la lumière des sciences humaines, tels que l’histoire littéraire, la sémiologie, la sociologie, l’anthropologie ou la psychanalyse.

 

Métaphore

La Métamorphose du roi Louis-Philippe en poire, de Charles Philipon (circa 1831) – De l’analogie à la substitution

La métaphore, du grec μεταφορά (metaphorá, au sens propre, transport), est une figure de style fondée sur l’analogie et/ou la substitution. C’est un type particulier d’image sans outil de comparaison qui associe un terme à un autre appartenant à un champ lexical différent afin de traduire une pensée plus riche et plus complexe que celle qu’exprime un vocabulaire descriptif concret.

Ainsi dans l’expression de Julien Gracq (Un balcon en forêt), « Son rire de pluie fraîche », l’auteur décrit le rire de la jeune fille rencontrée dans les bois un jour pluvieux en l’associant à une pluie aux connotations particulières (bruit, pureté, nature) faisant du personnage féminin une nymphe qui séduit le jeune lieutenant cantonné dans la forêt des Ardennes. La métaphore constitue ainsi une utilisation suggestive et expressive de la langue.

De façon plus générale, la métaphore recouvre par sa forme raccourcie tous les usages de l’image en se différenciant de la comparaison (entendue au sens stylistique) par l’absence d’outil de rapprochement (« comme, ressembler à, pareil à… ») qui rend plus forte l’association des deux termes et souligne une équivalence dans la métaphore annoncée avec comparé et comparant, (par exemple : « Bergère, ô tour Eiffel », Apollinaire, Zone), ou emploi du verbe être, (« La nature est un temple », Baudelaire, Correspondances), qui peut aller jusqu’à la substitution dans la métaphore directe avec le comparant seul qui rend l’explicitation plus difficile et fait appel au contexte (« Ceux qui sont chauves à l’intérieur de la tête », Prévert Dîner de têtes – « J’ai vu l’enfer des femmes là-bas », Rimbaud Une saison en enfer).

La métaphore se retrouve donc naturellement dans la littérature et particulièrement dans l’expression poétique, mais elle est d’un usage quotidien dans l’emploi d’épithètes (« un cadeau royal » – « une ruse de Sioux »…), de personnification (« Nadal, roi de Roland-Garros ! »), d’invention verbale (« les poulets » = gendarmes) ou de formes lexicalisées (« les bras d’un fauteuil »)… Elle est également utilisée par les spécialistes qui veulent à la fois conceptualiser un phénomène et le vulgariser (le Big Bang, la double spirale de l’ADN, le serpent monétaire, l’empire ottoman, homme malade de l’Europe au XIXe siècle…).

Elle est aussi fréquente dans la représentation graphique (peinture, sculpture, caricature…), souvent sous la forme codifiée de l’allégorie comme Cupidon figurant l’amour.

La PNL (programmation neuro linguistique) utilise aussi beaucoup les métaphores à visée de prise de conscience. Le langage métaphorique est un langage imagé. L’idée est que la métaphore a un sens apparent et un sens caché. C’est le sens caché qui aurait toute sa force. Milton Erickson utilise la métaphore thérapeutique

Source des définitions : Wikipedia

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