#Métaphore – 11 : La #Folie du #Singe – Et pour l’homme ?

par / dimanche, 09 août 2015 / Publié dansMétaphores

La recherche du #Bonheur ?

« En Algérie, il arrive que les singes quittent les montagnes pour se rendre dans les champs avoisinant, saccageant tout sur leur passage.

Leur objectif est très simple : se nourrir et faire quelques réserves de grains.

Soucieux de protéger leurs cultures, les habitants de ces régions ont donc pensé à une méthode pour attraper ces singes : ils déposent quelques graines de céréale sur le pas de leur porte afin de les attirer. L’important, ce ne sont cependant pas les grains, mais le récipient utilisé pour les contenir.


Il s’agit d’une bouteille dotée d’une large ouverture et d’un goulot étroit. Tout est dans le diamètre de ce goulot : il est certes petit, mais suffisamment large en même temps pour permettre à un singe d’y passer un bras.

Or, dès que l’animal a réussi à s’emparer de quelques grains, le fait qu’il serre le poing l’empêche de repasser son bras à travers l’étroit goulot.

A ce moment-là on peut dire que si le singe avait une pleine compréhension de la vie, il lâcherait prise pour récupérer son bras.

Or, aucun singe ne réagit jamais ainsi. Leurrés par ces magnifiques grains déposés le soir dans la bouteille et qui semblent n’attendre qu’eux, les singes cherchent à s’en emparer…

C’est ainsi qu’on les retrouve au petit matin en train de se battre chacun avec sa bouteille, la main serrée sur ses victuailles mais incapable de retirer son bras de cette bouteille qui le tient prisonnier.

Ces singes prêtent vraiment à rire, n’est-ce pas ?

Et pourtant, combien parmi nous ne font-ils pas pareil, refusant de lâcher une poignée de grains et préférant de ce fait accumuler leur vie durant tous les ennuis possibles et imaginables ?

Une telle cupidité n’est pas le propre du singe : il en va de même pour l’homme ».

Source : YU DAN, le Bonheur selon Tchouang-tseu.

 

Laisser un commentaire

TOP