Nos #maladies parlent ? – 4 : Notre surpoids…

Excès de PoidsLes excès ou prises de poids

Ils sont le signe de notre insécurité matérielle et affective par rapport à l’avenir proche ou lointain. Ils signifient aussi que nous avons de la difficulté à intégrer des phases de notre vie où nous avons rencontré des manques, des pénuries.

Nous sommes là en présence de :

  • un premier type d’insécurité inconsciente, d’une peur souvent non perçue de manquer. Les individus ressentent cependant le besoin de stocker, pour le cas où « on viendrait à manquer » ou pour « éviter de manquer à nouveau ».
  • le deuxième type d’insécurité est par rapport au monde extérieur. La peur de devoir l’affronter, de risquer de ne pas y arriver, d’être « démunis » devant lui, nous amène là aussi à stocker. De plus, « ça nous permet de mettre de l’épaisseur entre le monde et nous », de nous protéger par un édredon de chair ou de graisse. Les « gros » sont d’ailleurs très souvent tendres et fragiles et ont un grand besoin d’être « rassurés ».
  • le dernier type de souffrance qui peut s’exprimer derrière une prise de poids excessive est plus insidieuse et « grave » car elle est négative. Il s’agit, en effet, parfois, d’une tentative de dénigrement vis-à-vis de soi-même ou d’autopunition. Cela nous permet de dévaloriser notre propre image et de pouvoir ainsi se dire : « Tu vois bien que tu n’es pas bien, pas beau ou belle, qu’on ne peut pas t’aimer. » Nous cherchons par ce biais à enlaidir notre image vis-à-vis de nous-mêmes mais aussi vis-à-vis des autres.

Mais derrière ces trois niveaux de signification, il y a une trame commune qui est celle de la relation affective à la mère (nourriture) qui n’a pas été équilibrée et que l’on cherche à compenser. Lorsque cette composante devient prépondérante, la dynamique alimentaire, boulimie ou anorexie, devient alors un moyen supplémentaire d’accentuer le message.

La boulimie

Elle est le besoin compulsif et parfois non maîtrisable d’avaler de la nourriture. Il peut devenir tel que les personnes touchées se font vomir pour pouvoir manger de nouveau. Cette forme grave conduit directement à la dépression si elle n’est pas soignée intelligemment et vite. La boulimie nous parle du besoin de combler un vide existentiel, de gérer nos angoisses à tout moment par la nourriture. Celle-là représente le premier rapport à la vie et au premier être qui nous aime et nous donne la vie et son amour, c’est-à-dire la mère. La relation que nous entretenons avec la nourriture est fortement imprégnée du « souvenir » de cette relation à la mère et du caractère satisfaisant et compensatoire qu’elle a pu ou su jouer.
Chaque tension, frustration, manque, besoin de compenser ou de récompenser, se fera par la nourriture. La peur, l’incertitude de ne pouvoir recommencer entraînent l’attitude compulsive et répétitive ou bien le stockage.

Source : Je vous conseille vivement ce Livre ! : Dis-moi où tu as mal : Je te dirai pourquoi: de Michel Odoul  et de visiter son site sur lInstitut Français de SHIATSU

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