AT-4 : Les signes de reconnaissance ?

Les signes de reconnaissance

Eric Berne utilise un terme polysémique en anglais : « Stroke » qui signifie à la fois caresse et coup de pied. Ce terme est soit conservé tel quel dans les textes français, soit traduit par « Signe de reconnaissance ».

Chaque individu recherche en permanence des signes de reconnaissance car ils sont vitaux pour lui.

Une des lois fondamentales de l’économie des signes de reconnaissance observe qu’une personne accepte plutôt par défaut de signes de reconnaissance positifs, des signes de reconnaissance négatifs que pas de signe de reconnaissance du tout.

En d’autres termes :

« Mieux vaut recevoir des stimulations négatives (des coups physiques ou par des mots…) que pas de stimulation du tout. »

exprimé en terme :

« Aime-moi ou haïs-moi , mais ne m’ignore pas ! »

Et plus globalement, lorsque nos besoins ne sont pas satisfaits d’une manière agréable, nous cherchons à la satisfaire d’une manière désagréable.

L’indifférence réveille l’angoisse du rejet ou de l’abandon et peut faire douter de soi.

Et ceci se renforce avec le poids du conditionnement éducatif : une personne habituée dès le plus jeune âge à recevoir des signes de reconnaissance négatifs sera plus encline à en recevoir toute sa vie, voire à refuser les signes de reconnaissance positifs.

Les signes de reconnaissance sont classés selon des critères :

  • critères conditionnels : portant sur le faire
  • inconditionnels : portant sur l’être,

et selon deux polarités : positifs ou négatifs.

L’économie des signes de reconnaissance requiert la capacité de savoir les donner, savoir les recevoir, savoir les demander, savoir les refuser et savoir se les donner à soi-même.

Les signes négatifs

La recherche inconsciente de signes de reconnaissance peut prendre différentes forme et se manifeste très tôt…

  • Un enfant qui n’obtient pas satisfaction va se rouler par terre jusqu’à être réprimander ou puni -il a obtenu une satisfaction négative (bénéfice secondaire négatif) il a gagné la punition plutôt que rien.

L’ultime signe de reconnaissance négatif est le rejet

  • rejet de ce que nous souhaiterions mais n’arrivons pas à obtenir
  • rejet de ceux qui ont obtenu ce que nous désirions
  • rejet du désir de quelque chose pas obtenu

Le besoin de reconnaissance peut très facilement s’inverser en rejet : une femme rejette les avances d’un homme (pour se faire critiquer); finir par ne plus désirer un objet trop longtemps attendu; n’étant pas devenu célèbre, on méprise les gens connus,… etc

Les signes positifs

La recherche inconsciente de signes de reconnaissance nous concerne tous et nous omettons d’en envoyer …

  • à nous même et à ceux que nous apprécions, (comme si cela allait de soi).

Ce sont pourtant des moyens de bien vivre nos relations et de permettre à nos proches d’exprimer leur meilleur aspects

  • Apprendre à donner : un signe de reconnaissance positif n’est jamais perdu.
  • Apprendre à demander : une fois ses besoins identifier, il est facile de demander, sans obliger l’autre à accepter (par son comportement ou jeux psychologiques)

car d’un autre coté :

  • Refuser de prendre : exiger des satisfactions des autres est un passe-temps courant, mais dangereux car l’autre fini par se venger.
  • Refuser de donner des satisfactions : si elles sont méritées, met en péril la relation entre deux personnes.

En SYNTHÈSE :

MIEUX VAUX RECEVOIR DES STIMULATIONS NÉGATIVES (Ex: des coups)
QUE PAS DE STIMULATION DU TOUT

—–

(à suivre…)

(1) Approche issue des travaux d’Eric Berstein – dit Eric Berne (2)

(2) Eric Berne

(3)  Stephen B. Karpman

Sources :

  • “Analyse Transactionnelle et psychothérapie” Eric Berne
  • “Des Jeux et des Hommes” Eric Berne
  • “Que dites vous après avoir dit Bonjour “Eric Berne
  • ITAA : The International Transactional Analysis Association
  • EATO : Formation à l’Analyse Transactionnelle par Hugues Lesot
  • “L’Analyse Transactionnelle” René Lassus Ed. Marabout

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